maol

Alger Le Lundi 25 Juillet 2005


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Disparus:


Le mercredi 20 juillet 2005 le nommé DJEZZAR Abdelhamid reçoit la visite de deux individus qui menaçaient son frère Sid Ahmed, militant des droits de l'homme et président du CNFD (coordination nationale des familles des disparus) à Relizane, lui intimant l'ordre de renoncer à ses activités et de quitter la ville s'il ne voulait pas subir le même sort que son père DJEZZAR Anès qui fût enlevé par les services de sécurité (DRS), le 8 avril 1995 à 23 heures, et qui depuis fait partie de la longue liste des disparus à jamais.

Le même scénario s'est répété avec BELHAOUA Mohamed et certainement avec beaucoup d'autres militants, qui pour des considérations connues préfèrent se cantonner dans le mutisme afin de ne pas subir de représailles.
Le Mouvement Algérien des Officiers Libres qui se solidarise avec toutes les forces du changement, dénonce et condamne énergiquement de telles pratiques et met en garde le pouvoir contre toute dérive aux atteintes des droits humains.


Le chef du DRS Toufik Mohamed Mediene, assumera l´entière responsabilité de tout préjudice subi par les sus nommés.
Le Mouvement Algérien des Officiers Libres refusera le « remake » d'un nouveau cas Hachani.


Qui va accorder de la crédibilité à cette prétendue « réconciliation nationale » que cherche vainement le pouvoir à vendre alors que ses sbires poursuivent leur campagne de harcèlement, de crimes par les menaces et les intimidations à l'encontre de celles et ceux qui refusent le fait accompli, l'impunité et militent dignement dignement pour la Vérité et la Justice.

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

Le Colonel Lahbib Mohamed Samraoui

P/ Le Mouvement Algérien des Officiers Libres

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger Le Mercredi 13 avril 2005


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

 

Peuple Algerien:

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres dément catégoriquement par le présent communiqué tout contact direct ou indirect avec les responsables de l’administration Bouteflika concernant l’amnistie générale. Les Officiers du MAOL réitèrent solennellement leur engagement à servir l’Algérie, à défendre sa souveraineté et son intégrité, son peuple et ses intérêts dans toutes circonstances et contre tous les dangers, quelque soit le sacrifice.

Les officiers du MAOL sont fiers de s’être dressés contre Larbi Belkheir, Mohamed Mediene et leurs complices ; tous ennemis de l’Algérie.
Les officiers du MAOL considèrent que c’est un privilège de faire partie de l’avant-garde dont le combat est la sauvegarde de la terre algérienne et de son peuple. Le MAOL ne ménagera aucun effort pour rendre à l’Algérie et à son institution militaire l’honneur et la dignité chèrement acquis par nos héros de la Révolution.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres s’est déjà exprimé sur la question de “ l’amnistie générale ”; parachutée sans scrupule aucun avec la ferme volonté de ses détracteurs d’effacer les crimes et d’éliminer les témoins gênants d’un massacre programmé.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres rappelle à Bouteflika que la Paix Nationale ne peut être assimilée et rabaissée aux jeux vils et immoraux de leurs manigances politiques. La Paix est une aspiration humaine, légitime et vitale à la survie d’un peuple. Par son acharnement à imposer “ l’amnistie ”, Bouteflika trahit bien malgré lui la logique meurtrière d’un pouvoir destructeur, démentiel.
Dans sa conception actuelle, l’amnistie met en marche la trahison d’une mémoire, d’une Histoire vive. C’est le déni de tout un peuple que l’on veut forcer à l’amnésie. Et la paix, (et avec son envers la terreur), est une fois de plus, proposée comme monnaie d’échange. Les pratiques ne sont guère diversifiées… Or pour le MAOL, cette procédure ne peut co-exister et en aucun cas se concilier avec l’impunité. Il ne peut y avoir le moindre espoir d’une paix durable, si celle-ci n’est pas, avant tout, solidement instaurée sur les fondements de la Justice. Sans Justice globale et impartiale, la paix ne peut être envisagée ou même espérée.

Comment parler d’amnistie, alors que les barons de la mafia algérienne, et à leur tête Larbi Belkheir, continuent à piller le pays, à subtiliser ses fortunes, vider ses caisses, s’approprier les terres et les biens, et brader les ressources et les richesses de l’Algérie. C’est un blasphème que d’évoquer la paix alors que des algériens ont été lâchement sacrifiés pour que Belkheir et ses sbires puissent s’enrichir et asseoir leur pouvoir en toute quiétude. Quelle indécence ! Quelle honte d’oser parler de paix alors que les familles de disparus (es) sont plongées et maintenues dans l’ignorance totale du devenir des leurs ! Mais faut-il encore rappeler que la paix voulue par le pouvoir veut dire en réalité : Amnistie financière et blanchiment légalisé!!

Comment donc parler de Paix tant que, ces tueurs, ces traîtres auto-gradés que sont entre autres, Mohamed Mediene et Smain Lamari se vautrent dans l’impunité et vivent comme des Pachas?

L’Algérie aujourd’hui est tragiquement prise en otage par cette bande mafieuse sans états d’âme, sans honneur, et qui s’ingénie dans la ruine du pays. Pire encore, l’Algérie est actuellement colonisée sous une forme moderne, une colonisation subtile, puisque nos structures de défenses et nos appareils stratégiques, jadis symboles de la souveraineté nationale, sont aux mains d’une puissance étrangère suite a de multiples trahisons dont essentiellement celle de Mohamed Mediene chef du DRS.
De ce fait, pour la Nation algérienne, il est inadmissible que de pareils énergumènes restent encore à des postes aussi sensibles. Car leur seul objectif est d’anéantir toutes formes de résistances, toutes formes de revendications à la dignité, à la justice et à la démocratie. Ils ont semé la terreur et avec leur machine de mort, ils sont décidés à venir à bout du peuple algérien.

Le temps dans son passage à dévoiler la vérité. Il a été prouvé la responsabilité de Mohamed Mediene comme principal acteur de la catastrophe du peuple algérien. Le temps, mais également la volonté de certains algériens et membres du MAOL, ont permis de dénoncer ses sordides manigances, ses lâches complicités bassement matérielles : pour se maintenir au poste de directeur, il n’a pas hésité à mener tout un peuple, tel un troupeau, à l’abattoir. Il a réussi grâce a une manœuvre démoniaque, et à la suite d’un marché conclu avec Larbi Belkheir, à prendre le contrôle de tous les appareils de l’Etat. Dans leur vision du monde, dans leur logique, la déontologie n’a aucun sens, aucune place ! Toute éthique est aveuglement bafouée, surtout lorsqu’il s’agit du pillage des biens du peuple algérien.

Pour nombre d’officiers intègres qui s’efforcent malgré tout de sauver le pays, la présence de Larbi Belkheir au sommet de l’Etat algérien est une offense à ce que la Nation a de plus sacré, une violation de tous les préceptes de la morale, une honte dans l’Histoire de l’Algérie, un sacrilège de la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés pour notre liberté et notre dignité.


Aujourd’hui bien que la situation est gravissime, la plupart des algériens ne perçoivent plus la portée de la conspiration fomentée contre l’Algérie depuis la fin des années quatre vingt. Epuisé par des années de pénuries, de privation de toutes sortes, accablé par plus d’une décennie de terreur, le peuple algérien, est devenu insensible quasi inerte à ce qui se trame autour de lui, indifférent et amorphe à tout ce qui relève de la politique et de la gestion des biens de son pays.

Il y a des crimes que l’on ne peut pas pardonner, il y a des hommes à qui on ne peut pas accorder le pardon ! Aucune loi sur cette terre ne peut accorder le pardon à des individus tels que Larbi Belkheir, Mohamed Mediene, et bien d’autres ; ils ne seront jamais pardonné ; Jamais . Ils sont déjà maudis par, l’histoire!

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres lance un ultimatum principalement aux officiers du Département du Renseignement et Sécurité (Surtout ceux des centres opérationnels) qui se sont rendus coupables de crimes contre le peuple algérien. Ils doivent absolument et de toute urgence se démarquer et témoigner contre les chefs qui leurs ont ordonnés de commettre des crimes contre la morale et contre l’honneur.
En cas de refus d’obtempérer, le Mouvement Algérien des Officiers Libres publiera des informations personnelles et professionnelles sur ces officiers afin de les démasquer au vu et au su de l’opinion nationale et internationale. Au même titre, sont concernés par cet ultimatum, les officiers du DRS installés à l’étranger. Les officiers du DRS qui sont en France et qui font des affaires grâce aux fonds qu’ils ont subtilisés à leurs victimes sont visés tout particulièrement.

Allah Yarham El-Chouhadas wa Tahya El-Djazaïr

Le Colonel Lahbib Mohamed Samraoui

P/ Le Mouvement Algérien des Officiers Libres

 


 

 

 

 

 

 

 

Novembre

Alger Le lundi 01 Novembre 2004


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Peuple algérien,

Le cinquantième anniversaire de la révolution arrive dans des conditions où l’Algérie est loin de toutes les attentes de ceux qui ont sacrifié leur vie pour qu’elle vive libre et digne. Le poids des sacrifices et le lourd tribut qui a suivi la décision du déclenchement de la guerre de libération ne peuvent être ignorés aussi aisément.
Cinquante ans après le déclenchement de la lutte pour la libération, C'est dans la douleur et la dévastation que nous célébrons cet anniversaire sensé être une consécration pour l’ensemble de la nation.
En dépit d’une conjoncture financière exceptionnelle la situation économique et sociale demeure plus que catastrophique. On ne peut qu’admettre avec regret que les nobles objectifs de l’une des révolutions les plus prestigieuses du siècle passé ont été trahis, et même combattus par le clan « hizb frança » avec à sa tête le fielleux Larbi Belkheir.
Didouche Mourad, Larbi Benm'hidi, Amirouche, Si Elhaoues et tous les Moudjahidines de la première heure ont pris les armes avec une conviction imperturbable pour défendre l’Algérie et arracher sa liberté et sa souveraineté . Ils ont réussi le plus incroyable des miracles, malheureusement cette lutte armée a été souillée par des traîtres que tout le monde connaît et qui n'ont jamais cru à ses nobles valeurs et qui depuis l'indépendance, ont entrepris avec acharnement le travail de sape en s’attelant à détruire tous les acquis du peuple algérien, à commencer par son honneur.

Enfants de Chouhadas et de Moudjahidines,

Vous devez être les premiers a comprendre le sens du premier Novembre et d'en mesurer la portée historique, et pour ceux d'entre vous qui êtes au sein des rangs de l'Armée Nationale Populaire, la responsabilité qui vous incombe est d'autant plus importante car vous devez à l’exemple de nos ascendants endosser votre responsabilité et prendre avec courage les mesures adéquates pour libérer l'Algérie une fois de plus.
La mémoire de nos glorieux Chouhadas a été profanée depuis longtemps par la seule présence à la tête de l’Etat du renégat Larbi Belkheir, ce faux Moudjahed de la 25 eme heure qui détient la clef de l’Algérie et qui n’a jamais cessé de servir les intérêts de la France et de ses alliés. La présence de ce sinistre individu est un blasphème à tous les hommes libres qui ne marchandent ni leur honneur, ni leur liberté et encore moins les principes intangibles de la révolution de novembre.
Il n'est plus nécessaire de rappeler qui est Larbi Belkheir, ni qui sont ses acolytes qui ont conduit le pays à la ruine en détournant des milliards et en assassinant des dizaines de milliers d’algériens dont le seul tort est d’avoir répondu à l’appel du devoir en chassant l’occupant et en choisissant de fonder un Etat sur la base des valeurs de novembre.

Enfants de Chouhadas et de Moudjahidines,

Rappelez-vous, le père de la révolution " Tayeb El-watani ", il a été froidement liquidé par Belkheir et son clan, car feu Boudiaf incarnait cet esprit Novembriste et avait compris dès son retour à Alger que les responsables du mal algérien sont ceux-là même qui ont tout fait pour que la guerre de libération ne réussisse pas; ce sont ceux-là même dont les parents étaient de fidèles serviteurs des colonialistes; ce sont ceux-là même qui ont dès 1992 décidé d’éliminer tous leurs ennemis nationalistes présents au sein de l'ANP et des autres institutions de l'Etat afin qu'ils puissent faire main basse sur l'Algérie.
Le résultat de cette stratégie de la terreur est clair aujourd’hui. Cinquante ans après avoir décidé de chasser le colonialisme qui asservissait les Algériens, une nouvelle forme de colonialisme réapparaît dans l’indifférence générale. L’Algérien est a nouveau confronté à la misère, à l’exploitation, à l’asservissement et à l’injustice.

Officiers, sous officiers de l'ANP,

Vous êtes bien placé pour comprendre la souffrance du peuple, son cauchemar et son désespoir. Les cadres honnêtes de l'ANP sont mis à l’écart parce qu’ils sont coupables d’avoir choisi l’honnêteté et l’intégrité, en refusant de céder à la tentation des affaires et à l’engrenage de la corruption.
Il est temps pour que les enfants fidèles de notre nation prennent leur destin en mains et sauvent notre pays de la dérive et du chaos. Les officiers libres et intègres sont prêts à assumer pleinement leurs responsabilités vis a vis de l’Algérie et de son peuple.

Peuple algérien, Officiers, sous officiers de l'ANP,

L'appel du premier novembre 1954 reste toujours d'actualité et nous interpelle tous au nom de l'honneur, de la dignité et du respect de nos Chouhadas à renouer avec le sacrifice pour sauver l'Algérie.
Le Mouvement Algérien des Officiers Libres fait le serment au nom du sang de nos martyrs que les responsables de la tragédie nationale payeront le prix pour les crimes commis contre l Algérie et son peuple.
Un dossier spécial sera prochainement publié sur le rôle du général Mohamed Mediene chef du DRS et ses subalternes dans la catastrophe nationale, ainsi que leurs responsabilités dans les massacres, les tortures et les disparitions.
De même que seront publiées les affaires et les fortunes amassées par les officiers du DRS pendant ces années de sang.

Officiers, sous officiers de l'ANP,

Vous êtes appelés à faire preuve du sens du devoir et de vous lever le moment venu comme des hommes d’honneur pour :
- rejeter la « Hogra » et l’injustice
- refuser toute compromission
- redonner espoir au peuple algérien martyrisé
choisir son camps, Celui des fils de Larbi Benm'hidi le héros ou celui de Larbi Belkheir le traître.

Allah Yarham El-Chouhadas wa Tahya El-Djazaïr

LE GENERAL COMMANDANT DU
MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES


 


 

 

 

 

 

 

 

Alger Le lundi 23 août 2004


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Aux amis des généraux d’Alger.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres qui œuvre depuis sa création pour le rétablissement de la vérité sur la tragédie Algérienne, n’a jamais cessé d’attirer l’attention sur les manœuvres sordides d’un régime aux abois et qui cherche par tous les moyens de se dédouaner des crimes abominables dont il est responsable ou en partage la responsabilité.
A partir de ce funeste mois de janvier 1992, une poignée de généraux mafieux a plongé durant plus d’une décennie le pays dans un douloureux bain de sang, n’épargnant aucune catégorie d’Algériens, du fellah au militaire, en passant par le journaliste, l’artiste, le chômeur ou le médecin et sans distinction d’âge ou de sexe.

En confiscant le choix du peuple, en encourageant la confrontation armée et en lançant leurs hordes barbares (escadrons, milices, GIA, OJAL,…) pour dresser les Algériens les uns contre les autres, les généraux « ripoux-blicains » n’ignoraient sans doute pas les conséquences de leur aventure. Indépendamment des 250.000 victimes (paix à leur âme), des douleurs que connaissent les familles de ceux qui sont morts, disparus, emprisonnés ou exilés, les séquelles de cette guerre sont surtout morales, puisque le quarteron de généraux a réussi là où 132 ans de colonialisme a échoué, en portant atteinte à l’unité nationale, soudée et forgée par le sang et l’effort de plus d’un million de valeureux martyrs.
Pire encore, non contents d’avoir brisé cette « fibre » nationale, en veillant à l’exécution scrupuleuse d’un plan macabre concocté par des conseillers occultes, étrangers, étant au service des lobbies financiers et affairistes, ainsi qu’au service des multinationales, les « décideurs » ont également cherché à détacher le peuple de ses racines et de ses valeurs ancestrales et à le dépouiller de son identité, pour mieux l’affaiblir et le rendre vulnérable aux convoitises étrangères.
Aujourd’hui une chose est sûre: en impliquant la France dans leur sale besogne et en l’associant à leurs crimes, les généraux ont réussi et à diviser les Algériens et à dépecer l’Algérie.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres n’a jamais cessé de dénoncer les manipulations douteuses et l’opacité qui entourent de nombreuses affaires, demandant maintes fois l’ouverture d’enquêtes sérieuses et indépendantes sur des dossiers hautement sensibles, et ce, dans l’unique but de démasquer les responsables de la décennie sanglante et de les traduire devant une juridiction pénale.

Il n’est un secret pour personne que sans l’assistance et le soutien indéfectible de certaines sphères occultes en France qui gèrent le dossier Algérie depuis la fin des années 80, le régime des généraux n’aurait en aucun cas survécu à la série d’horreur qu’il a orchestrée. Cette complicité se poursuit encore plus aujourd’hui à travers les réseaux tissés par les généraux corrupteurs. Ce sont ces même réseaux qui se chargent d’ordonner et d’instrumenter des campagnes de calomnies visant à discréditer et à dénigrer les rares voix qui s’élèvent pour réclamer justice ou qui s’opposent aux desseins des bourreaux des Algériens.

Pis encore, la situation financière remarquable, dopée par l’embellie des prix du pétrole, ne profite nullement au peuple, par contre elle aiguise les appétits voraces des charognards qui parrainent la « Françalgérie » et qui tentent désespérément d’exercer des pressions sur les défenseurs des Droits de l’Homme pour qu’ils fassent l’impasse, voire jettent l’éponge sur les exactions et les crimes commis en Algérie.
C’est sous le couvert de la mondialisation et de la libéralisation de l’économie qu’ils encouragent les décideurs au bradage et au pillage du pays en échange d’une hypothétique promesse.
Cette promesse de jouir de l’impunité est étayée par une conjoncture politique très favorable ; notamment depuis un certain 11 septembre 2001 qui a remis en selle les dictatures fantoches grâce au prétexte de la lutte contre le terrorisme, qu’ils ont eux mêmes contribué à mettre en place.

Les agissements ignobles, perfides et sournois des généraux mafieux interpellent nos consciences et nous incitent au nom des sacrifices des hommes et femmes intègres de notre pays à les dénoncer pour que les masques tombent et que les Algériens découvrent la nature de ceux qui se proclament être les « chantres de la démocratie » ou encore les «héros de la République » !

Pleure ô pays bien aimé car les usurpateurs sont devenus tes fossoyeurs. Ces félons qui avaient choisi le camp de la honte au moment du déclenchement de la Révolution de Novembre 1954, tiennent aujourd’hui les commandes et continuent de sévir par la manipulation et la désinformation comme le corroborent les cas concrets qui suivent, alors que les enfants dignes de l’Algérie, s’ils ne sont pas assassinés, croupissent dans les prisons, se morfondent dans l’exil ou sont déchus de leurs droits.

Cas de Abderazak El Para:
Qui pourrait un seul instant croire à la saga de ce sinistre individu, ex militaire de l’ANP (comme son compère le fantomatique Hassan Hattab, aujourd’hui « disparu » selon le bon vouloir du service de désinformation du DRS), donné pour mort à maintes reprises (parfois dans des conditions rocambolesques comme cette fameuse glissade dans un ravin en plein désert qui lui aurait coûté la vie en janvier 2004), puis ressuscité au gré des circonstances, et enfin otage entre les mains d’un mouvement d’opposition tchadien.
Le comble dans cette fable c’est que le gouvernement Algérien ne s’empresse même pas de récupérer son ennemi public numéro 1. L’argument avancé, étant que « le gouvernement ne négocie pas avec un mouvement d’opposition étranger ». Ce gouvernement ignorait–il que ce même mouvement était à une certaine époque financé par le DRS ?
Un mois plus tard, personne ne connaît le sort de ce « dangereux terroriste lié à El Qaïda », qui avait pourtant défrayé la chronique en 2003 en parcourant la moitié du désert Algérien avec une trentaine d’otages étrangers, récupérant au passage une rondelette cagnotte en euros avant de s’éclipser au Mali.
Depuis quelques temps plus personne ne parle du fameux « Para »,il est vrai que l’activité politique était très chargée d’événement majeurs, notamment la campagne de mobilisation pour le directeur du journal Le Matin Mohamed Benchicou, suite à ses démêlées avec la justice, les visites des ministres français des Affaires étrangères, de l'Economie et de la Défense, la période du bac et enfin la démission du chef d’Etat Major Mohamed Lamari.
L’interview du Para accordée à l’hebdomadaire « Paris-Match » daté du 05 août 2004 est venue conforter notre sentiment à croire qu’il s’agit d’une nouvelle supercherie des services du DRS auquel un magazine réputé pour verser dans le sensationnel s’y est prêté peut être involontairement. Ne doit on pas douter lorsqu’un journaliste étranger réussit à décrocher cette fameuse interview alors que les cadres du DRS qui pourtant pullulent dans la région ne parviennent même pas à le localiser ?
Est-il sérieux de croire que l’argent de la rançon ait servi à l’achat d’armes et de munitions, comme si l’on pouvait s’approvisionner chez le magasin du coin ?
Puisqu’un convoi d’armes aurait été appréhendé en début d’année, pourquoi les enquêteurs ne remontent-ils pas la filière ? Ou alors a-t-on seulement voulu créer un « événement » pour attiser la peur en période électorale et tenter de saborder le projet de « réconciliation nationale » ?
Pourquoi n’y a-t-il eu aucune suite à l’ultimatum de Kadhafi, qui réclamait El Para et menaçait de bombarder la région en cas de refus de livraison de ce dernier par le Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad -MDJT?
Pourquoi les officiels algériens ne manifestent aucune disposition à récupérer El Para alors qu’ils avaient tout entrepris pour faire extrader les Rabah Kebir, Ahmed Zaoui, les enfants de Abbassi Madani ?


A en croire le journaliste de « Paris-Match » El-Para n’a aucun niveau politique ou religieux, alors une autre question se pose : comment un « illettré » qui n’a aucune idée sur la cause qu’il prétend défendre, ait pu mobiliser autant de personnes pour tenir tête à l’État pendant presque dix ans, en infligeant des pertes sévères à l’ANP, en entretenant des liens avec Al Qaïda, en déjouant l’observation satellitaire lors de son épopée de 2003, en négociant avec des Etats la libération des otages, en récupérant la rançon et en contactant des marchands d’armes pour alimenter les maquis en Algérie ? Ce même Para , présenté comme un allié d’Al Qaïda qui prépare depuis 1994 dans le Sud une base arrière du terrorisme international !
Ce genre de menaces dont sont friands les USA pour obtenir des facilités de déploiement pour leurs troupes ou pour bénéficier de bases militaires au nom de la sacro-sainte coopération dans le cadre de la lutte anti-terroriste.
Désolé mais un « nul » ne pourrait jamais réussir de telles prouesses.
Entre un vulgaire malfaiteur transformé par la grâce de la propagande et des médias en manque de sensation en dangereux terroriste, un « faux El Para » présenté à un journaliste naïf pour les besoins de la mise en scène, un agent en fin de mission, devenu compromettant pour ses employeurs, chacun est libre de faire sa propre analyse sur ce « Para ».
Quel que soit le scénario, en l’état actuel de la situation et compte tenu des indices relevés nous ne pouvons que constater que les commanditaires du Para s’avèrent être de piètres manipulateurs sans aucune envergure.

Gageons que le feuilleton reprendra bientôt, si les circonstances l’exigent ou si la nécessité se fait sentir de brandir un nouvel « épouvantail » en direction de ceux qui manifestent des velléités démocratiques ou encore ceux qui oseront réclamer une part du butin en cette période de bonne santé financière.

Cas Abdelkader Tigha :
En vue de discréditer cet ex-élément opérationnel du DRS qui s’apprête à témoigner dans le cadre de la plainte contre X déposée en France par les familles des moines de Tibéhirine enlevés en mars 1996 et assassinés en mai par le GIA sous la direction de Djamel Zitouni, au service du DRS , et sachant que Abdelkader Tigha est un témoin oculaire plus que gênant qui risque incontestablement d’impliquer personnellement le général Smain Lamari et ses subordonnés dans cette sombre affaire, l’ambassadeur d’Algérie à la Haye, qui n’a apparemment pas peur du ridicule, affirme dans une lettre rédigée au NRC Handelsblad ( il s’agissait d’une mise au point à un article sur Tigha paru dans ce quotidien en date du 29 mars 2004) que : « Abdelkader Tigha est un déserteur qui fait partie des réseaux actifs qui soutiennent les terroristes en Algérie et qui entretiennent des liens étroits avec l’internationale terroriste Al Qaïda », Plus loin il en rajoutera une couche en prétendant : « Tigha a séjourné en Jordanie, en Syrie puis en Thaïlande, où un attentat contre le sommet de l’Asia Pacific Economic Coopération (APEC) ; les 20 et 21 octobre 2003, heureusement déjoué par les services de renseignements à Bangkok ».
Ce chef d’œuvre d’amalgame est complété par : « Tigha, Samraoui et tous leurs ténébreux complices auront un jour à payer pour les crimes abominables affin que les moines trappistes de Tibéhirine, les victimes algériennes, les innocentes victimes du 11 septembre 2001 et celles du 11 mars 2004 à Madrid puissent enfin reposer en paix ».

Belle preuve de discernement de la part d’un ambassadeur au service d’une horde de mafieux!, qui se permet des affabulations éhontées en confirmant que toute action contre les généraux est assimilée à du terrorisme.
Malheureusement la servilité est un art qu’affectionnent certains responsables. Le valetage et la vassalité permettent en effet à beaucoup de personnes amorales de bénéficier de postes rémunérés en devises. Dommage car par le passé les représentants de l’Algérie à l’étranger avaient beaucoup de prestance, ils faisaient honneur au pays et suscitaient la fierté des Algériens.

Cas de la réconciliation nationale:
Depuis le début de l’année 2004, un consensus est en train de s’opérer autour du concept de la « réconciliation nationale». Si l’idée est noble, compte tenu du fait que l’ensemble des Algériens aspirent à la paix, les intentions cachées le sont moins, et à cela plusieurs raisons: puisque aucun mécanisme clair n’a été défini, la responsabilité de l’Etat a été diluée, la notion de vérité est occultée,… C’est pourquoi nous estimons que son application ne doit pas se faire au détriment des victimes car les Algériens ne veulent pas être dupés une fois de plus.
La réconciliation nationale ne doit pas signifier l’impunité pour les criminels, or à travers la campagne médiatique autour de ce thème, il se dégage une impression de convergence devant aboutir à l’amnistie des coupables de tout bord. C’est la raison pour laquelle le MAOL refuse la concomitance que propose le pouvoir en vendant sa réconciliation et préconisant de tourner la page sans la recherche de la Vérité et sans le jugement des coupables.

Les indices ne manquent pas et reviennent cycliquement avec:
Les pseudo- redditions de « terroristes ».
Les propos des anciens chefs retournés de l’AIS comme Omar Chikhi ou Madani Mezrag ou Mustapha Kebir appelant à une « paix des braves ».
La question des disparus dont on cherche à minimiser la portée et à « acheter » le silence des familles par une indemnisation. Heureusement que des personnes intègres comme Me Ali Yahia Abdenour (président de la LADDH) dont nous saluons le courage et l’abnégation, ainsi que des représentants chargés du dossier des disparus qui veillent à la défense des familles de victimes et qui continuent de dénoncer l’injustice.
L’exhumation de charniers que l’on attribue au GIA sur aveu d’un repenti « fantomatique » alors qu’il n’y a pas longtemps les gendarmes étaient prompts à effacer les traces d’un charnier à Ghilizane lorsque c’est un membre de la LADDH qui en alertait l’opinion publique.
La réouverture de l’affaire du massacre de Bentalha. D’ailleurs il ressort clairement qu’en condamnant une seconde fois Fouad Boulemia (l’assassin présumé de feu Abdelkader Hachani ), le pouvoir cherche à étouffer une affaire dans laquelle son implication ne fait pas l’ombre d’un doute.
En effet sur la dizaine de personnes jugées, quatre ont été acquittées alors que le reste des mis en cause n’a été condamné qu’à des peines légères car aucune charge, ni preuve en relation avec le massacre n’ont pu être établies. Comment voulez-vous que les gens gobent cette couleuvre qui veut faire croire que dix personnes aient pu commettre un tel carnage pendant de longues heures en toute quiétude ?


Tout a été fait pour que cette parodie, tout comme l’affaire de la mutinerie de Serkadji (un autre carnage qui a vu l’assassinat d’une centaine de prisonniers car il fallait se débarrasser de certains détenus « politiques ». Quelques-uns uns ont été exécutés à bout pourtant par des tireurs d’élite alors que l’usage de gaz paralysant aurait pu venir à bout de cette mutinerie), les charniers…, suscitent un battage médiatique et détournent l’attention sur les véritables commanditaires de ces massacres.


-Les propos de certains responsables, dont le président du CNC PPDH, qui prônent l’exonération de l’Etat dans les exactions ou l’indemnisation des victimes pour clore le dossier des disparus.
Mr Farouk Ksentini, vous qui êtes un homme respectable et respecté, ne souillez pas votre conscience et ne trahissez pas les mémoires des victimes en donnant l’absolution à des criminels.
Si vous ne pouvez pas imposer la loi de la Vérité, le seul devoir qui vous reste à accomplir est de démissionner de cette structure car n’oubliez surtout pas que l’Histoire et le peuple vous jugeront sur vos actes.

Cas des pressions exercées sur les médias:
Le retour de la paix qui devrait s’accompagner par le bien être des citoyens, le droit au travail, au logement, à la santé,… est aujourd’hui faussé par la terrible chape de plomb qui s’abat sur les libertés. Les partis politiques, pour la plus part tétanisés ou domestiqués, ne jouent pas de façon dynamique le rôle de contre-pouvoir et ne réagissent ni aux dépassements ni aux dérives, comme nous avons pu le constater en de nombreuses circonstances.
Cas de Hafnaoui Ghoul, qui subit un harcèlement judiciaire scandaleux, après avoir dénoncé les agissements de la mafia locale. Avant lui Beliardouh avait payé de sa personne son combat contre l’injustice et la corruption.
Cas de Mohamed Benchicou, qui nous l’espérons, tirera les enseignements de son engagement avec les généraux, qui eux ne connaissent pas la notion de gratitude, et qui n’ont aucune considération pour les journalistes ou les démocrates lorsque leurs intérêts ne sont plus menacés.
Benchicou peut s’estimer heureux, dix ans plutôt il aurait fait une cible idéale pour les « GIA » de la mafia. D’une pierre deux coups : la mobilisation générale des médias contre les « islamistes » et l’élimination d’un gêneur.
Cas de la fermeture du bureau d’El Djazeera à Alger.
Après la prestation magistrale de l’ex diplomate Mohamed Larbi Zitout lors de l’émission « El Ettijah El Mouaakes » (avis contraire) sur le plateau de la chaîne qatarie, mettant en cause le rôle de l’Etat et de certains généraux connus pour leur aversion pour des Algériens et leurs valeurs, dans la gestion catastrophique du pays au cours de la décennie sanglante, le pouvoir, fidèle à son attitude, n’a rien trouvé de mieux que de fermer les bureaux d’Alger de cette chaîne, confirmant ses aptitudes à museler toutes les voix qui dérangent .
D’ailleurs nous assistons depuis quelques temps à la résurgence du culte de la personnalité dans la pire tradition des années de plomb.
Est cela que veulent les Algériens ?


Sûrement pas, les sacrifices d’octobre 1988 sont encore vivaces. Les Algériens aspirent à la paix, à la Dignité et à la liberté et toutes les manœuvres ne les détourneront pas de leurs objectifs, y compris la préparation psychologique entretenue par une presse complaisante qui fait de Mr Abdelaziz Bouteflika –le civil- le seul détenteur du pouvoir en occultant la présences des plus importants décideurs et à leur tête les généraux Larbi Belkheir et Mohamed Médiène alias Toufik.
Il serait puéril de croire que le départ de Mohamed Lamari signifie un changement de régime. Seuls les candides et les crédules tombent dans ce piège grossier.
La solution doit être radicale et passe obligatoirement par le départ de tous les généraux impliqués dans la tragédie, la refonte des services de sécurité et l’instauration d’un pluralisme politique authentique.
Ce sont là les conditions nécessaires pour qu’à l’avenir nous ne voyions plus d’Algériens et notamment les jeunes opter par désespoir pour les maquis, le suicide ou l’exil dans ce pays riche, rongé par la corruption, la misère, la prostitution, la drogue et le banditisme.

Les officiers du Mouvement Algérien des Officiers Libres, fidèles au serment de novembre 1954, poursuivront sans relâche le combat en vue de démasquer le système mafieux et l’étendue de ses ramifications mais aussi pour démontrer aux Algériens et à l’opinion publique ses forfaits, l’ampleur des dégâts et le grave préjudice causé aux Algériens et à l’Algérie. Ce système, basé sur le meurtre, le mensonge, la corruption, la manipulation et la lâcheté, n’est pas sans rappeler les affres de la colonisation que tentent de perpétuer les Belkheir, Mediène et leurs acolytes.

Les signes de changement sont perceptibles et l’espoir est permis comme l’atteste quotidiennement la rue algérienne qui résiste avec héroïsme à l’oppression en bravant les dangers, défiant la répression et en démontrant en Kabylie, à Tlemcen, à El-Djelfa, à El-Tarf, à Tkout et ailleurs qu’elle réclame la liberté, la justice, la dignité et refuse l’Etat « démocratique tortionnaire ».

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

 

LE GENERAL COMMANDANT DU

MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le Samedi 10 Avril 2004


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

 

Peuple Algérien,

Une fois de plus, les Algériens sont forcés d'assister et même de participer à une grotesque mascarade, dont l'unique but vise à détourner les regards sur le noyau central qui détient le véritable pouvoir en Algérie.

L'élection d'un nouveau président est présentée comme un évènement extraordinaire, faisant miroiter le changement si souhaité par notre peuple. L'espoir suscité par l'arrivée d'un nouveau président a été peu à peu brisé. Les promesses se succèdent aux promesses alors que le quotidien du citoyen ne cesse d'empirer.

Les planificateurs de la tragédie nationale continuent de faire la pluie et le beau temps sur le pays, surtout depuis que leur pouvoir a été renforcé par le putsch de janvier 1992. La farce du 8 avril à laquelle les candidats Louisa Hanoun et Ali Fawzi Rebaïne ont inconsciemment pris part n'est qu'un moyen censé légitimer leur main mise sur les richesses du pays. Un simulacre de démocratie à laquelle des candidats n'étaient en scène que pour la devise de Pierre de Coubertin « l'essentiel étant de participer » !

Le sort de ces élections était scellé à l'avance et seuls ceux qui méconnaissaient le système ou ceux qui croyaient aux chimères, pouvaient rêver à des élections sans fraude et à la neutralité des généraux.

La classe politique Algérienne n'a pas été à la hauteur de l'événement exception faite des dirigeants du FFS, Mr Mouloud Hamrouche, et quelques autres qui ont fait preuve de clairvoyance, de discernement et de courage pour dire non à la macarade et ont refusé d'être les « alibis » des fossoyeurs de l'Algérie.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres réitère vivement son appel, en ces moments gravissimes, pour un changement radical, une rupture résolue avec le système mafieux érigé en Algérie depuis l'indépendance ainsi que l'avènement d'une deuxième République.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres réaffirme que cette tâche ne peut se réaliser sans le départ et le jugement des généraux qui sont d'une part, responsables du chaos (manipulation de l'intégrisme, division des Algériens, entretien de la crise en Kabylie,.etc.) et d'autres part blâmables pour la déchéance des institutions du pays (mise sous sequestre de la justice, bradage de l'économie, sans manquer de mentionner l'irréparable préjudice causé à la prestigieuse Armée Nationale) mais plus grave encore coupables de meurtres et de disparitions de milliers d'Algériens.

Peuple Algérien,

Le changement tant attendu ne viendra qu'avec la reconquête par le peuple des symboles de la dignité nationale et la réhabilitation totale des institutions de l'Etat à commencer par la justice.

Le mépris, la hogra, la repression, la corruption et la terreur, devenus des instruments de gouvernance ont été institutionnalisés et ont pris des formes aussi graves que diverses.

Comment ne pas réagir lorsque des dignitaires du régime se rendent dans des hôpitaux de renom à l'étranger pour une grippe ou un simple mal de dents alors que la majorité des Algériens n'ont pas accès à une couverture sanitaire décente ?

Que dire lorsque tout un pan de la jeunesse est victime de fléaux sociaux (drogue, prostitution, délinquance, suicides.) parce que l'Etat leur tourne le dos, n'assume pas ses devoirs et n'offre aucune perspective d'avenir ?

Cette jeunesse qui ne trouve un salut illusoire dans l'exil et qui pour la plupart est récupérée par les milieux mafieux ou terroristes.

Devrions nous faire appel aux étrangers pour nous gérer et assurer la protection et la sécurité de nos sites ? N'est ce pas là une forme perverse d'une nouvelle colonisation qui ne dit pas son nom ?

Les concepteurs de la faillite algérienne envisagent-ils ou souhaitent-ils un scénario à l'irakienne ? Sinon comment expliquer que ces despotes s'accrochent à défendre les intérêts des multinationales au détriment du bien-être de leur population.

La défense des valeurs, qui ont fait la fierté de notre révolution et le thème du sacrifice de nos martyrs, est toujours d'actualité ; c'est même la seule issue pour mettre fin à la trahison.

Peuple Algérien,

Notre mission est de rendre à notre pays la gloire qui fut la sienne et ce, en bâtissant un Etat juste et démocratique basé sur nos valeurs ancestrales avec ses trois dimensions que sont l'Islamité, l'Arabité et l'Amazighité et reposant sur le serment de Novembre 1954. Notre objectif ne peut être atteint sans l'union de toutes les forces vives de la nation et sans la garantie des points suivants :

  • Le droit au respect et à la dignité.
  • La libre expression.
  • La separation des pouvoirs executif,legislatif et judiciaire.
  • Le refus de la violence et de tout extrémisme.
  • La sécurité des personnes et des biens.
  • Le droit à l'éducation.
  • Le droit au travail.
  • Le droit au logement.
  • Le droit à une couverture sanitaire à la hauteur des attentes des citoyens.
  • La répartition équitable de la richesse.
  • Le retrait de l'Armée du champs politique ainsi que la dissolution de la police politique.

Peuple Algérien,

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres, a fait le serment de rendre à l'Algérie la place qui lui revient de droit et rendre à son peuple sa dignité et sa fierté.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres, réaffirme que L'Armée Nationale Populaire doit revenir à sa mission constitutionnelle pour lui éviter les dérives du passé et de ne plus revivre de tragédies.

Le Mouvement Algérien des Officiers Libres, exhorte les Algériens honnêtes et sincères (civils ou militaires) à le rejoindre dans son combat pour traduire en justice les généraux qui ont plongé l'Algérie dans une mer de sang.

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

 

Le colonel Lahbib Mohamed Samraoui

Nouveau porte parole du

Mouvement Algérien des Officiers Libres

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le lundi 19 Janvier 2004


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

LEGALITE HONNEUR JUSTICE

 

Le complot Lamari

L’armée quitte le jeu politique et adopte le principe de neutralité ! Cette nouvelle annoncée tambour battant dans les colonnes d’El-Djeïch est un rappel à l’ordre à tous les détracteurs des généraux. Le chef d’Etat major Mohamed Lamari a fermement réaffirmé son indiscutable hégémonie sur l’ANP en tant que seul et unique chef. L’article aurait dû être signé étant donné son importance par le président de la république puisque cette décision à la fois historique et cruciale pour l’avenir politique du pays, est du ressort du commandant suprême des forces armées. Sur un ton martial, Lamari a déclaré formellement que le président est évincé des affaires de l’armée et par conséquent des questions décisives pour le pays !!!

D’un autre coté, le chef d’Etat major avise que :

1) L’institution militaire est une composante “extra démocratique” non concernée par le changement politique dans le pays.
2) Quel que soit le candidat à la présidence ou le résultat des urnes le pouvoir est indivisible.
3) Le dernier mot revient aux chefs militaires qui détiennent le droit de vie ou de mort sur l’avenir politique et social du pays.
4) Il définit par la même occasion aux civiles les lignes rouges et notifie explicitement que si les militaires “promettent” de ne pas se mêler de politique, ceci veut surtout dire que les civiles n’ont aucun droit de regard sur la société militaire.

En réalité, l’annulation des bureaux de vote spéciaux est une ancienne revendication de la société civile qui remonte à 1988 et les dits responsables militaires qui clament aujourd’hui avec ferveur cette démarche sont les même qui l’ont récusé avec une incroyable brutalité.
Pour l’heure, Mohamed Lamari revendique une neutralité à “géométrie variable” introduite pour réaliser des objectifs stratégiques précis. Cette neutralité camoufle une lutte d’influence, rarement égalée dans sa férocité, au sein de la confrérie du cercle «militaropétrolier» ; une lutte qui pousse les chefs militaires à se redéployer et manœuvrer avec prudence pour pouvoir subsister face aux intrigues d’un Larbi Belkheir qui est devenu très dangereux.

Paradoxalement, et contrairement aux apparences, ce n’est pas la révocation de Abdelaziz Bouteflika qui est la priorité majeure des généraux. Elle n’est d’ailleurs pas un problème, puisque des moyens infaillibles pour son élimination existent bel et bien, mais c’est bien son tuteur Larbi Belkheir qu’ils veulent refroidir et mettre définitivement à l’ombre. Neutraliser Larbi Belkheir et ses lieutenants n’est pas une tâche facile vu les ramifications internationales du réseau, et pour se faire, les généraux ont optés cette fois-ci pour des méthodes “au ricoché” en usant, entre autres, de l’artifice de la neutralité de l’ANP énoncée par les textes de la constitution !

Les raisons du disfonctionnement du système Belkheir sont nombreuses et elles gravitent essentiellement toutes autour du même point : le monopole du pouvoir avec toutes les richesses qui vont avec. Le sort de chacun des adversaires est en faite à la mesure des intérêts mis en jeux puisqu’en Algérie c’est tout un pays qui est voué au partage et à la rapine !
Lamari et ses partenaires sont très irrités par les manigances de Larbi Belkheir qui voudrait les sacrifier pour sauver ses intérêts. La goutte qui a fait débordé le seau est l’intronisation rocambolesque de Bouteflika. Les militaires qui ont violemment refusé la nomination d’un ministre de défense n'acceptent plus la “médiation” de Belkheir qui a long temps imposé ses “services” pour régler les affaires de l’ANP notamment aux USA, en France et ailleurs grâce à ses relais“solides” ! Son élimination vient donc à point nommé, puisque à l’heure actuelle Mohamed Lamari négocie plusieurs contrats juteux de réarmement pour le compte de l’ANP d’un montant total de plusieurs dizaines de millions de dollars. IL faut néanmoins préciser que les “rétributions” qui auraient normalement atterri dans les comptes de Belkheir iraient bien entendu renflouer ceux des généraux qui ne se voient plus obliger de partager avec Belkheir ou même de le garder dans le cercle des élus !

Malgré tout le tapage fait au sein de la société civile autour de la sortie de Lamari, les menaces de ce dernier sont surtout orientés en direction du personnel militaire de l’ANP ; il promet des sanctions exemplaires aux offenseurs, ce qui offre en faite une voie légale pour l’élimination des éléments “perturbateurs” présents dans les rangs de l’armée. Le devoir de réserve ordonné aux militaires par Mohamed Lamari, même en milieu familial, est un artifice de première. Cette décision aux consonances « réglementaires » sert donc de couverture à une autre décision importante prise par le commandement de l’armée qui est celle de radier un nombre important d’officiers supérieurs dont certains ont été mis à l’index par les services opérationnels de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) et fichés comme éléments potentiellemen“nuisibles” !!!

L’affaire des officiers de l’école d’applications de Rouïba citée par Lamari n’est pas un cas unique, beaucoup d’autres ont eu lieux et le même scénario s’est répété ailleurs; surtout ces derniers temps. Les raisons de l’arrestation de ces officiers n’ont par contre rien à voir avec l’élection de Bouteflika, comme annoncé par le service psychologique du DRS. C’est les commandeurs qui sont visés et font l’objet de dénonciations de la part des officiers mis en cause qui n’admettent plus que l’institution militaire continue d’être séquestrée par ces généraux. Le mécontentement et la colère des ces officiers intègres de l’ANP se répandent comme une traîné de poudre au sein des distincts corps de l’armée et à travers les différentes enceintes militaires.
Les raisons de cet état de faits sont aussi nombreuses que différentes, mais toutes au long des années les incompréhensions ont cédés place aux interrogations qui se sont accumulées et les soldats qui perçoivent la détérioration de l’armée n’hésitent plus aujourd’hui à dénoncer l’état désastreux du pays et de l’ANP.

La question qui revient sans doute le plus souvent sur les lèvres est : comment se fait-il que les généraux qui ont plus de quarante ans de service ne quitte pas les rangs de l’ANP comme l’annonce clairement le règlement de service dans l’armée !
Le cas du général major Gaïd Salah commandant des forces terrestres qui a dépassé les soixante et onze ans d’âge (71), est flagrant puisque il est considéré comme l’un des généraux en exercice les plus vieux au monde ! Malgré son âge avancé, son illettrisme chronique et son ancienneté au sein de l’armée (plus de quarante sept ans de service), il n’est pas proposé à la retraite ; il est tout juste prévu qu’il passe comme inspecteur général de l’armée pour quelques années encore !

Cette disparité dans le traitement du personnel militaire elle est aussi aggravée par les rétributions spéciales réservées à une certaine catégorie d’officiers triés sur le volet qui bénéficient de toutes les faveurs imaginables. Ces officiers ont été filtrés, décanté de la masse suivant des critères pré-établis par les généraux en exercice pour assurer la relève qui leur assure l’impunité totale à l’image de ce qu’ont fait les généraux au Chili.
Le cas du commandant (promu bientôt au grade de lieutenant colonel, alors qu’il n’a même pas quarante ans, sortie de Cherchell en 1992 avec le grade de sous-lieutenant !!!) Mourad Lamari, fils du chef d’Etat major est sans nul doute le meilleur exemple.
Le chef d’Etat major a désigné son fils Mourad au poste d’officier de liaison auprès du comité international du sport militaire à Bruxelles, touchant plus de sept milles euro par mois en plus des avantages sociaux (logement, téléphone, transport et autres dépenses à la charge du MDN Algérien).
La nomination de Mourad Lamari à ce poste cache en faite bien d’autres malversations gravissimes liées à une gigantesque escroquerie dont est victime l’ANP. Les comptes bancaires du chef de l’Etat major vers lesquelles l’argent est détourné sont suivis de près par Mourad pour le compte de son père.

Lamari
Commandant
Mourad Lamari

Certains officiers élues sont ainsi prioritaires dans l’avancement, les avantages sociaux, mais surtout pour les nominations à l’étranger afin de servir de relais et suivre confidentiellement les affaires des uns et des autres à l’étranger, alors que le restant du personnel de l’armée est juste bon pour servir comme autres chair en Algérie !

Le malaise est profond et l’injustice au sein de l’ANP a atteint son paroxysme quand les généraux ont pris la décision de radier pas moins de deux cents officiers supérieurs dont la majorité est munie d’un haut diplôme d’étude. Le scénario de 1992 est entrain de se répéter et les conséquences risquent d’être désastreuse pour tout le monde.

 

Sur le plan politique, ce n’est certainement pas avec une opposition domptée made in DRS que l’on pourra entamer le travail nécessaire à la sauvegarde de la nation, le contexte est grave et les conséquences de certaines actions peuvent irréversiblement compromettre l’avenir du peuple algérien. L’immobilisme et la démagogie usuelle doivent absolument disparaître du lexique politique ; La situation du pays impose à tous d’agir à l’unisson en parfaite harmonie pour être à la hauteur du défit.

Comment peut-on imaginer un seul instant, sachant réellement ce qui se passe, que les démons qui ont créé et machiné la crise dans le pays depuis le début seraient redevenus subitement les anges de la délivrance que tout le monde attend ! Appeler ces généraux en rédempteurs est non seulement une incohérence dans le discours démocratique mais c’est une reconnaissance évidente que sans l’injonction des militaires, la classe politique est immature, incapable d’assumer les responsabilités de la gouvernance. Pire encore, faire appel à ces généraux en particulier c’est leurs accorder une attestation de bonne conduite, un sauf-conduit pour continuer a ruiner l’Algérie et poursuivre le massacre.

Les manipulations malsaines doivent être bannies, et la déontologie politique doit être de rigueur compte tenu des circonstances que traverse l’Algérie. Bâtir une démocratie grâce à une dictature est une énormité certaine qui conduira tôt ou tard à l’effondrement systématique de l’Etat providence.

Mohamed Lamari qui se pavanait sur le parvis du musé de l’armée, avec l’insolence et l’arrogance qui sont les siennes, volant la vedette au quart de président et agissant comme le Dieu du pays, pourrait être bien surprit de la tournure que prendront les événements et sera bien dessus d’avoir manquer d’ajouter une éventualité à sa liste de pronostiques !

Les patrons de l’armée ont hypothéqué l’avenir des générations futures en bradant jusqu'à la dernière goûte de pétrole, ce qui constitue une injuste condamnation à un obscur destin. Le quotidien du citoyen ne peut qu’empirer même si la manne en devise a atteint la somme record de presque quarante milliards de dollars. Ce trésor aiguise les appétits de beaucoup de rapaces et allèche les charognes qui emploient des procédés sataniques pour s’emparer de cette gigantesque fortune. Il ne faut pas perdre de vue qu’à ce jour en Algérie, il existe deux sociétés antagonistes mais qui se retrouve au croisement des intérêts d’une infime minorité civile bourgeoise et d’une caste d’officiers affairistes ayant profité de la conjoncture tragique pour bâtir des fortunes colossales. L’Algérie c’est notre mère-patrie et non une vache qu’on trait comme le font certains.


Que chacun prenne pleinement ses responsabilités, et analyse sereinement les conséquences de toute action sur l’ensemble du pays. Ce n’est plus l’avenir d’un parti ou d’une entité qui en jeu, c’est tout le pays qui risque de balancer un le chaos certain.
L’essentiel ce n’est pas de faire barrage à un président qui se prend pour son “altesse”, l’essentiel est de sauver l’Algérie d’un danger encore plus grave ; à savoir délivrer le pays et le peuple des griffes de généraux brigands qui se sont appropriés le pays. Croire qu’un changement du régime politique est possible sans un changement radical à la tête de l’institution militaire témoigne d’une naïveté politique aiguë, mais aussi d’une lâcheté que certains masquent très mal ! C’est à l’Algérie que la révérence doit être faite et non à une horde de généraux que toute la classe politique connaît sous son vraie visage, mais encore, faut-il que ces politiques “jetables” sachent et prennent conscience que les hommes partent mais les institutions restent.

Finalement, c’est avec les forces vives de la nation qu’il faut exclusivement composer pour engager les actions adéquates et amorcer le changement qui s’impose. Le retour aux valeurs du premier novembre 1954 et l’application stricte de la loi sont les seuls et uniques moyens de sortie de crise. Ils sont avant tout les garant de l’unité nationale et l’intégrité territoriale. Nous sommes arrivé à un point où l’initiative populaire doit être amorcée et massivement soutenue pour corriger une grave dérive qui a permis à certains de mobiliser et de compromettre tragiquement l’appareil exécutif de l’Etat.

Les patriotes doivent coûte que coûte se focaliser sur l’objectif principal qui est l’édification d’une république libre et démocratique. La seule et unique motivation doit être la concrétisation des aspirations de la majorité qui agonise.

Nous sommes sur le seuil d’un moment décisif où l’on doit unifier les efforts et rassembler le courage pour mener à bout un changement devenu vital.

Les officiers de l’ANP qui ont eu l’honneur de prendre sur leurs épaules la lourde la responsabilité de sauver le pays seront au rendez vous, comme cela a été clairement signifié et ce quelque soit le prix à payer. Le Mouvement Algérien des Officiers Libres ne ménagera aucun effort et n'épargnera aucun moyen pour instaurer l’Etat de droit. Cette affirmation est encore une fois bien spécifiée afin que les choses soient claires pour tout le monde.

Seule l’Algérie et la gloire de son nom comptent, tout le reste est éphémère et Dieu nous est témoin que nous ne voulons que le bien de notre Algérie et nous ne varierons jamais des objectifs de nos vaillants Chouhada.

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

 

LE GENERAL COMMANDANT DU
MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le lundi 22 Decembre 2003


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES


LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Les hommes sans honneur....

Au lieu de mettre fin aux agissements et aux crimes de Larbi Belkheir et de ses acolytes, beaucoup d’officiers se trompent d’ennemi et d’objectif. Ils se retournent même aveuglement contre ceux qui combattent dans l’ombre les démons qui assassinent le peuple et bradent le pays. Il faut bien réfléchir, prendre toute la responsabilité et voir en face les véritables responsables qui ont mis à sac le pays et commis les pires crimes.


S’il y avait des hommes, une vermine comme Larbi Belkheir ne se serait jamais permis de prendre un avion présidentiel pour se rendre à Paris dans un hôpital de renom suite à une simple bronchite…Alors que nos enfants se meurent dans les hôpitaux délabrés…
S’il y’avait des hommes, un repris de justice comme Abdelaziz Bouteflika ne serait jamais devenu président de la république. S’il y’avait des hommes, un ancien adjudant de l´armée française en l’occurrence Mohamed Lamari, affecté en 1964 à l’ordinaire à l’académie inter-armes de Cherchell avec son grade d'adjudant ne serait jamais devenu chef de l’ANP et de même pour l’adjudant chef du commissariat politique en 1973, Fodhil Chérif Brahim qui est malheureusement devenu chef de la première région militaire… !


Nous officiers du Mouvement des Algériens des officiers Libres pouvons affirmer avec preuves que le département du renseignement et de la sécurité n'agit plus pour le compte des algériens et des intérêts suprêmes du pays. Le directeur Mohamed Mediéne porte une responsabilité entière dans la tragédie nationale, en plus d'un passé peu glorieux, il se fait depuis 1991, quotidiennement assisté par des experts du renseignement des services étrangers, qui planifient et mettent en oeuvre une stratégie répressive visant à museler davantage les algériens et mieux contrôler leur moindres faits et gestes !
Tous les généraux de l’Armée Nationale Populaire, en activité ou à la retraite, qui ont par le passé fait preuve de patriotisme, portent une très lourde responsabilité dans pourrissement, le marasme et la décadence que vit l’Algérie. Par leur complaisance ou leur mutisme face à cette situation ils ont trahi à leur manière le serment de Novembre 1954 en laissant des généraux criminels et mafieux mener le pays vers une nouvelle forme de colonisation. Ils ont corrompu leur conscience contre des soins à l’étranger, des biens matériels, des affaires, etc …. Alors que le peuple entier agonise.

La crise en Algérie est avant tout une crise d’hommes, de leaders. Le pays a besoin d’Hommes qui écoutent les cris du peuple en détresse et qui ont le courage et l’audace de prendre les décisions qui s’imposent ! Nous avons perdu beaucoup de temps à attendre de certains officiers une prise de position vigoureuse et une franche démarcation de la traîtrise. Mais hélas, ils ont choisi l´indignité, baissant lâchement la tête et se soumettant à des truands comme Larbi Belkheir et autres généraux tortionnaires du style Aussaresses !


Ces militaires indignes comme les généraux Laalali Rachid Alias Attafi, et Saheb Abdel Madjid, Sadek Mesbah mais spécialement les généraux Taïbe Derradji, Hachichi Zine El Abidine, Hocine Benhadid, Liamine Zeroual et Rabah Boughaba… portent non seulement une part de responsabilité à la prolifération du cancer Belkheir et ils ne peuvent en aucun cas prétendre à un patriotisme pourvu de dignité et d'honneur !

L’Algérie ne profitent plus aux algériens, et de jour en jour elle n’est plus algérienne. Seulement, ces généraux oublient ….comme pour le premier novembre, les vents des représailles se lèvent pour mettre fin à la faim, à l’injustice et aux crimes des uns et des autres.

Peuple algérien, officiers de l’ANP nous devons nous unir pour sortir au plus vite de l’impasse et même si nous allons passer une période difficile, en fin de compte seule l’Algérie compte et le peuple vaincra.

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

Le Colonel Redouane Elgasmi


LE MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le lundi 19 mai 2003


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES


LEGALITE HONNEUR JUSTICE

 

Les lieutenants de Smain rémunérés avec l’argent de la rançon !

L’enlèvement des touristes européens par les éléments du DRS est sans nul doute l’une des opérations les plus immondes ! A court d’idée…, Toufik et Smain n’ont trouvé que ce moyen pour mettre une formidable pression sur Abdelaziz Bouteflika et détruire son cheval de bataille à savoir : la concorde Nationale.

Quand Bouteflika a été installé sur le siège de la magistrature suprême de l’Etat, c’était une manœuvre stratégique de la part des responsables de l’institution militaire qui voulaient se cacher derrière une nouvelle façade et se prémunir avec de nouveaux slogans ! Directement mis en cause dans d’innombrables assassinats et disparitions, ils avaient peur des conséquences que cela entraînerait et des poursuites judiciaires qu’ils risquaient à court terme. A l’époque, les généraux voulaient montrer au monde, avec Bouteflika qu’ils sont pour la paix et qu’ils sont loin de l’image de sanguinaires corrompus qui leur colle à la peau !
La donne a changé avec les évènements du 11 septembre, et les généraux qui faisaient profil bat se sont réveillés et se sont même dressés en donneurs de leçon en criant au monde entier qu’ils étaient les premiers à combattre le terrorisme ! Ils ont omis de préciser au passage, que le terrorisme qu’ils “combattent” c’est eux-même qu’ils l’ont créaient du néant, L’Algérie avant leur venue aux commandes de l’Armée était connue par son Islam modéré et ses grandes valeurs tirées de la religion.

Ces généraux dont le niveau intellectuel est inversement proportionnel avec la cruauté dont ils jouissent, ne voulaient et ne veulent toujours pas reconnaître qu’ils sont dans une époque qui les dépassent et dans des fonctions qu’ils ne remplissent qu’au détriment des intérêts suprêmes de la nation. Le constat est plus qu’accablant, il est sans réserve ni retenue ; ces généraux sont coupables du crime le plus abject : HAUTE TRAHISON. Ils ont livré le peuple algérien pieds et mains ligotés à un destin pire que ce que pourrait imaginer le lecteur !

Pour ces généraux le 11 septembre est en réalité une seconde naissance, qui les a décidé à changer complètement de politique et nier même tous les préceptes pour les quelles Bouteflika a été ramené. On ne peut pas plaindre l’occident de se détourner devant le viol des valeurs de démocratie, de justice qu’il “défend” si ardemment, en contre partie d’un large business, car malheureusement les droits de l’homme ont plusieurs visages et plusieurs couleurs ! Et les intérêts stratégiques de tel ou tel pays font que ces pays, qui recherchent avant tout le bien être de leurs citoyens, ferment les yeux sur les exactions et les crimes des généraux qui restent impunis à ce jour.

La prise d’otage des touristes européens a servi ces généraux à donner un coup de grâce à la très controversé politique de réconciliation de Bouteflika, ainsi le présidant ne peut plus appeler les terroristes : messieurs les terroristes, et sa raison d’être à son poste n’est plus d’actualité.

Finalement, les seuls à avoir vraiment profité de cette prise d’otage sont les lieutenants de Smain et ses plus proches fidèles puisqu’une partie de l’argent de la rançon leur a été généreusement attribué pour “bravoure”, certains comme le secrétaire de Smain : le dit Samir s’est même offert avec le dit argent un lot de terrain immense à El Achour….


Algériens réveiller vous ! Si vous persistez dans votre sommeil sous peu, l’Algérie ne sera plus algérienne !

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

LE GENERAL COMMANDANT DU
MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le mercredi 14 mai 2003


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES


LEGALITE HONNEUR JUSTICE

 

L'abjecte comédie!

La libération des otages européens survenue dans le sud de l'Algérie n'est pas due à une opération commandos comme essai de le faire croire les responsables de l'Etat-major de l'armée.

Dans notre communiqué du 02 mai 2003 nous avons signalé à l'opinion publique et aux gouvernements des otages, les manigances des deux chefs des services secrets les généraux Toufik et Smain et nous avons mis en garde contre une répétition de l'affaire des moines.
La visite du chef de la diplomatie allemande en Algérie à dissuader les responsables de la DRS de jouer avec le feu.

Des négociations ont eu lieu à Alger avec un pseudo "représentant" des preneurs d'otages, une forte rançon à été réclamé et obtenu ! " 15 millions de dollars " une sorte d'acompte !

Il est presque certain que les autres libérations vont suivre mais sans une mise en scène digne du meilleur scénario cinématographique!


Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

LE GENERAL COMMANDANT DU
MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES

 


 

 

 

 

 

 

 

Alger le vendredi 02 mai 2003


MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES


LEGALITE HONNEUR JUSTICE

Les Disparus du Sahara :

Le commandant du Mouvement Algérien des Officiers Libres informe l’opinion internationale mais surtout les gouvernements respectifs des touristes disparus que les hommes et femmes perdus dans le sud algérien et qui sont rechercher depuis plusieurs semaines ont été kidnappés par les éléments du DRS et se trouvent en ce moment séquestré dans une enceinte militaire dans le sud. Les opérations de recherches ne sont qu’une mise en scène sordide destinée à jeter de la poudre aux yeux des médias.

C’est les généraux Mohamed Mediene et Smain Lamari ont commandité cet enlèvement pour faire pression sur le président Abdelaziz Bouteflika, l’affaiblir et surtout l’embarrasser tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Algérie. Son décret de mise à la retraite des deux généraux est le motif direct de ce bras de fer. Les décisions récentes de Bouteflika d’opérer des changements à la tête de la hiérarchie militaire ont secoué les décideurs au MDN. Les généraux refusent catégoriquement de quitter leurs fonctions et ont même actionné tous leurs relais pour faire barrage à la re-représentation de Bouteflika à la magistrature suprême en avril 2004. Le dernier congrès du FLN a entre-autre été organisé dans ses moindres détails et financé par le DRS dans le but de projeter Benflis à l’avant de la scène politique en prévision des élections prochaines.

L’enlèvement des touristes est une très grave manœuvre de la part des généraux Toufik et Smain qui ne reculeront absolument devant rien pour se prémunir contre les dangers qui les guettent une fois démunis de leurs pouvoirs.

Le commandant du Mouvement Algérien des Officiers Libres recommande vivement aux gouvernements respectifs des kidnappés d’employer tous leurs efforts et de mettre toute la pression indispensable auprès de ces généraux et de les charger de toutes les responsabilités quant aux conséquences de cette manipulation ignoble. Le scénario des moines trappistes de Tibehirine ne doit absolument pas se reproduire….

Il serait très inapproprié et très diffus de décrire l’atmosphère qui règne au sein du commandement du pays à ses plus hautes instances… ; mais une fois encore la lutte pour le pouvoir engendre, comme à l’accoutumé, son lot de victimes innocentes.

Gloire à nos martyrs et tahya El-Djazaïr

LE GENERAL COMMANDANT DU
MOUVEMENT ALGERIEN DES OFFICIERS LIBRES